Les bienfaits de la hijama : les 7 effets prouvés sur la santé

les bienfaits de la hijama

La hijama, souvent appelée cupping ou ventouses sanguines, est une pratique traditionnelle utilisée depuis des millénaires. Elle consiste à appliquer des ventouses sur la peau pour créer une succion pouvant être sèche (ventouses intactes) ou sanguine (prélèvement contrôlé de sang par petites incisions superficielles). Cette synthèse présente les mécanismes physiologiques proposés, l’état des preuves cliniques, les indications potentielles et les précautions à connaître avant de se faire traiter.

Mécanismes physiologiques proposés

Plusieurs mécanismes ont été étudiés pour expliquer les effets observés après hijama. La succion mécanique augmente localement la pression négative, favorisant une hyperhémie réactionnelle et une augmentation de la microcirculation cutanée et sous-cutanée. Cette stimulation peut améliorer le drainage lymphatique local et contribuer à la réduction des œdèmes. Par ailleurs, la stimulation tissulaire active des réponses anti-inflammatoires locales et modulera potentiellement la transmission de la douleur via des mécanismes neuromodulateurs périphériques et centraux. Des études physiologiques ont montré des changements transitoires dans des biomarqueurs inflammatoires et une variation de perfusion locale après application de ventouses.

État des preuves cliniques

La qualité des preuves varie fortement selon la pathologie étudiée et la rigueur méthodologique des études. Plusieurs essais randomisés et revues systémiques ont évalué la hijama pour la douleur musculosquelettique, en particulier les lombalgies et les douleurs cervicales. Ces études signalent souvent une diminution de la douleur et une amélioration fonctionnelle à court terme, mais elles présentent des limites : petits effectifs, hétérogénéité des protocoles (technique sèche vs sanguine, durée et fréquence des séances), biais de performance et difficultés à réaliser un placebo parfaitement crédible.

En sport et récupération, des études pilotes et des rapports subjectifs suggèrent une amélioration perçue de la récupération et une réduction des douleurs musculaires différées. Pour d’autres indications telles que troubles du sommeil, stress ou maladies chroniques, les données reposent principalement sur des études observationnelles et des résultats auto‑rapportés, donc de faible niveau de preuve. En synthèse, il existe des signaux positifs, notamment pour la douleur aiguë et subaigüe, mais des essais plus larges, mieux contrôlés et avec un suivi à plus long terme sont nécessaires pour confirmer l’efficacité et en préciser la durée d’action.

Indications cliniques possibles

Les indications les plus étudiées et pour lesquelles on observe le plus de bénéfices potentiels sont :

  • Douleurs musculosquelettiques (lombalgies, cervicalgies, douleurs myofasciales) : bénéfice modéré à court terme dans plusieurs essais.
  • Récupération sportive : amélioration subjective et réduction des douleurs post-effort dans de petits protocoles.
  • Symptômes fonctionnels divers (tension, raideur) : effets rapportés mais preuves limitées.

Risques, contre‑indications et précautions

La hijama est généralement bien tolérée lorsqu’elle est réalisée par un praticien formé et dans des conditions d’asepsie. Cependant il existe des risques et des contre‑indications importants :

  • Anticoagulants et troubles de la coagulation : risque de saignement excessif ; la procédure est contre‑indiquée sauf avis médical explicite.
  • Grossesse : prudence et généralement évitement, surtout pour les ventouses sanguines et sur l’abdomen ou le bas du dos.
  • Infections cutanées actives, plaies ouvertes, dermatoses inflammatoires : risque d’aggravation et de dissémination.
  • Immunodépression, cancer évolutif : nécessité d’un avis médical avant toute intervention.

Les complications possibles, rares mais réelles, comprennent infections locales, cicatrices, hyperpigmentation, hématomes et, en cas de technique sanguine non maîtrisée, risque infectieux systémique ou transmission d’agents si le matériel n’est pas stérile. Il est essentiel que le praticien utilise des instruments stériles à usage unique pour les incisions et succion, et respecte un protocole d’asepsie strict.

Conseils pratiques avant et après séance

Avant la séance : informez votre médecin traitant si vous prenez des anticoagulants, si vous avez un trouble de coagulation, êtes enceinte, avez une maladie systémique ou des plaies cutanées. Choisissez un praticien formé et qualifié, demandant preuve de formation et respect des règles d’hygiène. Évitez alcool et prises excessives de diurétiques juste avant la séance.

Après la séance : surveillez la zone traitée pendant 48 à 72 heures pour détecter rougeur excessive, chaleur, écoulement ou douleur anormale. Maintenez la zone propre et évitez baignades prolongées ou exposition directe au soleil sur les ecchymoses. Si des signes d’infection ou de saignement persistant apparaissent, consultez rapidement.

Fréquence des séances et suivi

La fréquence dépend de l’indication et de la réponse individuelle. Pour la douleur aiguë, certaines personnes observent une amélioration après une ou deux séances ; pour des douleurs chroniques, un protocole de plusieurs séances espacées sur quelques semaines est souvent utilisé. Un suivi médical est recommandé pour évaluer l’efficacité, ajuster le traitement et surveiller les effets indésirables.

La hijama présente des mécanismes physiologiques plausibles et des signaux positifs dans la prise en charge de certaines douleurs musculosquelettiques et de la récupération sportive. Toutefois, la qualité des preuves reste variable et des études plus rigoureuses sont nécessaires. La décision d’essayer la hijama doit être prise après information, en tenant compte des contre‑indications et en consultant un professionnel de santé si vous êtes sous traitement médical ou avez des pathologies chroniques. Choisir un praticien compétent et veiller à l’asepsie sont des conditions essentielles pour maximiser la sécurité.

En bref

Quel sang sort de la Hijama ?

C’est surprenant, mais le mauvais sang qui sort par cette pratique contient des globules rouges déformés, des toxines et des poisons que le corps est incapable d’extraire seul. On parle d’un sang chargé, épaissi, coincé parfois dans des zones précises où il est plus facile d’extraire le mauvais sang, comme le dos ou les points de circulation stagnante. Ça évoque un nettoyage, légèrement brut, pas glamour, mais utile. Entre envie de comprendre et petite appréhension, l’idée reste que la hijama cible ces amas, provoque une réaction locale et offre parfois un soulagement sensible. Une pratique à discuter avec soin, toujours.

Quand est-il recommandé de faire une Hijama ?

Il est souvent recommandé par les adeptes de la religion musulmane de procéder à la hijama les lundi, mardi et jeudi, le mercredi étant dit interdit parce que c’est le jour où le Prophète Ayoub est tombé malade. Idéalement, la pratique se fait les 17, 19 et 21 jours du mois selon le calendrier lunaire, et on privilégie le printemps et l’été pour l’énergie douce du corps. Tout cela ressemble à des repères, certes spirituels et saisonniers, mais aussi pratiques, pour qui veut tenter la cupping therapy en respectant traditions et rythmes naturels. Avec nuance, discussion et accompagnement médical recommandé.

Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire après une Hijama ?

Après une séance, il y a des incontournables à suivre, simples mais importants. Il faut éviter les aliments lourds à digérer, pour ne pas surcharger l’organisme qui vient de réagir. Éviter le bain, la piscine, le hammam et l’exposition au soleil pendant une semaine, c’est pénible parfois, mais logique pour laisser les zones traitées cicatriser. Du repos, oui, du calme, pas de sport intense le jour même. Et puis, boire, manger léger, écouter le corps. Rien de dramatique, juste de la douceur et du bon sens, une pause bienvenue après l’intervention. Continuer les suivis, demander conseils si signes inhabituels apparaissent.

Quels sont les bienfaits des ventouses sur le corps ?

Le massage par ventouses combine les effets d’un massage et de ventouses sèches, application sur peau huilée pour accroître la circulation sanguine. On sent parfois une chaleur, un relâchement, ces zones qui se réveillent. Le procédé peut soulager les tensions et détendre les muscles, idéal après des efforts ou pour des épaules coincées. Ce n’est pas magique, mais c’est concret, sensoriel, presque primaire, aspiration douce, réveil circulatoire, muscles qui répondent. Quelques rougeurs, un peu d’appréhension, puis souvent un vrai confort retrouvé. Comme un demi-remède, utile et simple, à intégrer selon besoin et précautions, avec conseils professionnels, et écoute attentive.